Qu’est-ce qui vous a motivé·es à participer au Conseil des jeunes en protection (CoJeP) du canton de Vaud ?
« J’avais à cœur de partager mon expérience vécue au sein de la DGEJ avec d’autres jeunes ».
« J’étais convaincue que ma participation pouvait faire bouger certains aspects de la protection de l’enfance ».
« Je souhaitais améliorer la protection de l’enfance à notre échelle pour tous les prochain·es enfants et les jeunes suivi·es ».
« Je tenais à partager mon expérience positive afin qu’elle puisse inspirer la suite ».
Pourquoi, selon vous, est-il important de faire entendre les points de vue des enfants et des jeunes concerné·es au sein des services de protection ?
« Parce que c’est leur vie dont il est question. Les décisions prises et les choix faits par les professionnel·es vont impacter l’ensemble de la vie de l’enfant ou du jeune. Et un enfant ou un jeune qui ne peut pas participer, est alors exclu de sa propre vie ».
« Les enfants et les jeunes sont celles et ceux qui savent le mieux ce dont ils et elles ont besoin ».
« Chaque enfant et chaque jeune peut avoir des points de vue différents. Il est important de pouvoir les prendre en compte et leur expliquer pourquoi parfois ce n’est pas possible ».
Quelles sont les pratiques professionnelles (des juges, éducateurs·trices, assistant·es sociaux·ales, etc.) et les espaces à disposition qui vous permettent de vous sentir entendu·es et pris·es en compte ?
Selon nous, les pratiques professionnelles qui permettent de nous sentir entendu·es et pris·es en compte seraient les suivantes :
- L’écoute : se sentir entendu·e, écouté·e et que notre parole soit réellement transmise et prise en compte.
- La transparence et l’honnêteté de la part des professionnel·le·s : le fait qu’ils et elles nous expliquent la réalité des choses afin qu’on puisse comprendre ce qui est possible, ce qui va se passer, etc.
- Le sentiment de sécurité : que le ou la professionnel·le fasse en sorte que nous nous sentions suffisamment en sécurité afin de pouvoir nous exprimer librement.
- La coopération : nous orienter vers les différents services lorsque le ou la professionnel·le n’a pas la réponse.
- L’adaptation : chaque enfant, chaque jeune est différent·e et il est important de s’adapter à chacun·e.
Selon nous, les espaces à disposition qui permettent de nous sentir entendu·es et pris·es en compte seraient les suivantes :
- De manière générale, les espaces choisis sont importants. Il est primordial de demander à chaque enfant ou jeune où est-ce qu’il ou elle souhaite être entendu·e.
- Les lieux « neutres » pour recueillir notre parole : pouvoir échanger avec les professionnel·le·s dans des lieux comme des cafés ou des restaurants plutôt que chez soi ou dans les bureaux des professionnel·les.
- Les lieux plus « officiels » pour transmettre notre parole lors de moments importants.