Favoriser une participation de l’enfant qui puisse répondre à son intérêt supérieur dans un contexte de placement d’urgence: un défi pratique pour les professionnels

Anne-Françoise Pont Chamot (HETSL | HES-SO), Joëlle Minacci (HETSL | HES-SO), Kim Stroumza (HETS Genève | HES-SO), Patricia de Meyer (HETSL | HES-SO), Marc Pittet (HETS Genève | HES-SO)

2026

Selon les dispositions légales en vigueur, l’enfant doit pouvoir participer à la concrétisation de son intérêt supérieur, une notion au cœur de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CDE, 1989). La participation de l’enfant est également un facteur essentiel de son développement en lui permettant de se reconnaître et d’exister comme sujet, à la fois des décisions prises à son égard et, plus largement, de sa propre existence. Dans le champ de la protection de l’enfance, définir et concrétiser cette notion juridique d’intérêt supérieur de l’enfant (ISE), en appui sur sa participation, est toutefois sujette à controverses, du fait de son caractère indéfini et des multiples tensions dans lesquelles est prise cette ambition au niveau des pratiques professionnelles.

Dans une démarche d’analyse du travail (Barbier et Durand 20171 ; Theureau 20042), cette recherche prend comme objet d’étude l’activité éducative réelle dans le cadre de placements d’urgence traversés par de forts enjeux de protection. A partir de l’analyse des pratiques développées par une équipe éducative, elle a pour objectif de modéliser et préciser comment et à quelles conditions construire une participation de l’enfant qui puisse répondre à son intérêt supérieur demeure malgré tout possible dans ce contexte et permet de répondre au mandat de protection en favorisant un développement harmonieux de l’enfant.

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